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Jeudi 26 mars 4 26 /03 /Mars 08:38

Je suis le credo du silence

Et le silence est ma solitude

Ma solitude s’effeuille jour après jour

Et jour après jour je m’introvertis

Je m’introvertis pour ne plus avoir peur

Et la peur inquiète le mur de mon âme

Mon âme s’individualise dans la déchéance

Et la déchéance lambine à oublier

Je veux oublier le passé de ma vanité

Et ma vanité de passé génère ma honte

Je suis la honte de ma perdition

Et la perdition de ma générosité torturée

Je torture au jour le jour ma conscience

Et ma conscience me reproche ma passivité

 


 

 

 

Plaignez-moi je vous en prie

D’être la bêtise de mon humanité

Plaignez-moi je vous en prie

D’être l’illusion de ma personne

Plaignez-moi je vous en prie

D’être l’ivraie de ma bonté

Plaignez-moi je vous en prie

D’être la confession de ma dérision

Plaignez-moi je vous en prie

D’être si aveugle de l’amour de l’autre

Plaignez-moi je vous en prie

D’être la foi de l’ingratitude

Plaignez-moi je vous en prie

D’être la cause de ma turpitude

 

 

  


 

 

 

Souvenez-vous de l’enfant que j’étais

Et il vous parlera de ma naïveté

Souvenez-vous de l’adolescent que j’étais

Et il vous racontera mes premiers errements

Insistez je vous supplie

Et il vous contera la légende de mes déceptions

 

A présent je suis un homme qui pleure

Et mes larmes sont une plante laxative

Dont les racines sont des mots à tentacule

Des maux qui muent mon abnégation

En l’indifférence de mon ego hypocrite

 

Je ne suis pas né pour haïr

Mais je crains de l’apprendre

Dans l’abécédaire des inimitiés mal prononcées

 


 

 

J’apprends à renaître

Après mon suicide dans la vanité de l’amitié

J’apprends à survivre

Après ma rupture avec un univers aimé à la hâte

J’apprends à marcher

Sur les sentiers boueux des orages d’hier

J’apprends à retrouver l’équilibre

Perdu sur le sable mouvant du pluriel

J’apprends à avancer

Sans regarder ceux qui marchent à côté de moi

J’apprends à cavaler seul

Pour échapper aux démons de mon passé

A quoi te serviras-tu d’être avec moi

Moi qui ne suis qu’un loup pour toi 

 


 

 

 

Je suis un homme qui a vu

Sans regarder

Je suis un homme qui a connu

Sans comprendre

Je suis un homme qui a appris

Sans retenir

Je suis un homme qui a vécu

Sans exister

Je suis un homme qui a aimé

Sans haïr

Je suis un homme qui a donné

Sans recevoir

Vous l’ignoriez

Mais à présent vous le savez

Par Ben - Publié dans : A vol d'oiseau
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Samedi 22 novembre 6 22 /11 /Nov 19:39

Un livre d'un jeune écrivain centrafricain paru aux Editions l'Harmattan : il s'agit de Balenguindi de Benoît Kongbo.


"Dans ce recueil de nouvelles, se déroule devant nous la vie des Centrafricains, enfants de la rue, chasseurs, chercheurs de diamant, pêcheurs des rêves de l'Oubangi, voire grands commerçants. Une vie, et aussi une mort, où se mêlent étroitement modernité et tradition, réalité et mystères. Ignorer ce métissage serait ne pas comprendre la vie des Centrafricains de Bangui et d'ailleurs.
Il exprime aussi la révolte d'une jeunesse contre la politique du  ventre, la corruption, les dictateurs souvent décriés par ceux qui les ont  façonnés, la misère des enfants de la rue comme celle des émigrés et certaines pratiques héritées du passé comme l'excision"

 

A noter que cet écrivain, après la sortie de son livre a reçu une  bourse du Centre National du Livre pour passer trois mois à Limoges en résidence d'écriture.

 

Balenguindi, Paris, Editions l'Harmattan, Collection Encres noires, 2004, 201 pages (16,80€ ISBN: 2-7475-5155-5)


J
ean Michel (05 novembre 2004).

Par Ben - Publié dans : Apéro Littera
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Samedi 22 novembre 6 22 /11 /Nov 11:40

Je n'allais pas à l'école, même si à quelques centaines de mètres de Walingba il y avait une grande école. Je n'y avais jamais mis les pieds. Les seuls mots de français que je connaissais, je les avais appris dans la rue. Ne pas aller à l'école ne me gênait pas, mais comme mes amis n'arrêtaient pas de se moquer de moi, je me surpris un jour à envier leur sort. Révolté, j'avais interrogé Tabitha. Tristement, elle m'avait répondu, en larmes : " Ton père ne s'occupait déjà pas de toi, aujourd'hui, moi je n'ai pas l'argent pour que tu ailles apprendre à lire et à écrire. " 

Je me refuse à être égoïste en oubliant volontairement ceux qui n'ont pas encore lu mon dernier livre Ali boum yé : le combat du siècle. Je vous en sers un tout petit extrait en guise d'apéro...

Par Ben - Publié dans : Apéro Littera
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Samedi 22 novembre 6 22 /11 /Nov 11:22

O Centrafrique

Mon pays je t'ai connu

Il y a plus de quatre décennies

Mes parents me disaient

Que tu es le pays de l'Unité

De la Dignité et du Travail

Aujourd'hui tu es devenu

Le pays de la division des rancoeurs

de la haine et du tribalisme

Que deviendront tes petits enfants

Centrafique souviens-toi de ton passé

Toi jadis terre d'accueil

Tu es désormais une terre infectée

Par une épidémie meurtrière d'exclusion

Ecoute ma supplique

Centrafrique pays d'espoir

Centrafrique terre promise

 

 

L'auteur de ce poème est Evan NOUZON que j'ai découvert grâce à ma lecture d'un journal : Centrafric Matin, N° 414 du 21 octobre 2008. Le patriotisme qui se dégage de son poème m'a fait penser à mon roman Sous les tropiques du pays bafoué.    

Par Ben - Publié dans : A vol d'oiseau
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Mardi 23 septembre 2 23 /09 /Sep 11:10

Mon nouveau roman intitulé Ali Boum Yé, le combat du siècle paraîtra en octobre 2008 aux éditions Oskar. Voici la présentation faite par l'éditeur !

Un roman africain plein d’espoir qui montre comment la boxe aide un jeune africain à s’émanciper.
Nago est un jeune africain de 14 ans. Orphelin, il a été élevé par sa grand-mère Tabitha. Il vit à Walingba, un des plus grands quartiers de Bangui et ne va pas à l’école car sa grand-mère n’a pas les moyens de le scolariser. À force de traîner toute la journée, Nago est devenu une sorte de caïd. Il se rend souvent au Méga Jet Li, le cinéma de la ville où son cousin Ouagra travaille. Un jour, Grondement dans la jungle, le film sur le combat de Mohamed Ali contre George Foreman en 1974, est projeté. C’est alors une véritable révélation pour Nago qui ne s’était jamais posé de questions sur son avenir. Il deviendra boxeur, comme Mohamed Ali…(Ali Boum Yé est le titre de la chanson écrite à l’occasion du combat de Mohamed Ali.)

 

Par Ben - Publié dans : Rumeurs
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